
À travers la vie quotidienne d’une conductrice de bus, d’une étudiante en droit, d’un inspecteur de la sécurité sociale, d’un restaurateur et d’un dessinateur de bande dessinée, Espace francophone présente un portrait de Libreville, capitale du Gabon.
Écrivains francophones
Henri Lopes, d'une rive à l'autre
Salah Stétié, la rose et le jasmin
Né à Beyrouth, écrivain, poète francophone et ancien diplomate, Salah Stétié vit aujourd’hui en France. Ses études effectuées à Paris l’ont projeté dans un univers culturel des années 50 où il sera amené à côtoyer aussi bien Louis Massignon que Cioran ou Jouve.
Mona Makki nous livre une rencontre avec un magicien des mots, “habité” par la poésie, l’art et la Méditerrannée.
Beyrouth, L'amour de la langue

Beyrouth, ville carrefour, a depuis des siècles attiré et accueilli poètes, artistes et hommes de lettres venus de l’Orient comme de l’Occident. Autour du thème : « L’amour de la langue », la capitale libanaise vient de réunir de grands écrivains argentin, français, grec, libanais, palestinien, russe et turc qui ont la langue française en partage . À l’occasion de cette rencontre, Espace francophone leur a donné la parole.
Rachid Boudjedra, écrire pour résister
Rachid Boudjedra appartient à la génération des écrivains maghrébins de l’après-indépendance. Né en 1941 dans le Constantinois en Algérie, il fréquente l’école française et fait ses études secondaires en Tunisie.
Il devient membre du FLN qu’il représente à l’étranger puis fait des études de philosophie à la Sorbonne. Son œuvre est un regard critique sur la société traditionnelle.
Des thèmes tabous y sont traités avec vigueur : la polygamie, le pouvoir religieux, les interdits sexuels. Mais il se penche aussi sur les problèmes de la bureaucratie, de l’émigration, de la révolution algérienne et de l’histoire nationale.
Rachid Boudjedra a choisi d’écrire en arabe et en français.
L’émission qu’Espace francophone lui a consacré a été réalisée pendant la période noire qu’a traversée l’Algérie. Condamné à mort par les intégristes, il vivait alors dans une semi-clandestinité.
Amin Maalouf, l'île aux rochers

Né au Liban en 1949, Amin Maalouf vit en France depuis 1976, il est l’auteur de plusieurs romans dont Léon l’Africain, Samarcande, Les Échelles du Levant… Il a également publié les Croisades vues par les Arabes et Les Identités meurtrières ainsi qu’un livret d’Opéra, L’Amour de loin. Son dernier livre Origines est une fresque dédiée à l’histoire de sa propre famille et de son pays. Amin Maalouf reçoit en 1993 le Prix Goncourt pour son roman Le Rocher de Tanios. Il effectue alors un séjour dans un Liban qui tente d’effacer les séquelles de dix-sept années de guerre. À cette occasion, Espace francophone l’accompagne, recueille ses impressions et ses confidences : son enfance, son village, les raisons qui l’ont décidé un jour à quitter son pays…
Amin Maalouf, le retour au Liban
Après dix ans d’absence, Amin Maalouf (prix Goncourt 1993 pour son roman : « le rocher de Tarrios ») rentre au Liban, son pays natal qui tente d’effacer les séquelles de dix-sept années de guerre fratricide.
Le magazine Espace francophone qui accompagne l’écrivain tout au long de son séjour, recueille ses impressions mais aussi ses confidences : son enfance, son village, les raisons qui l’ont décidé un jour à partir.
Driss Chraïbi au Maroc, itinéraire de la mémoire
L’oeuvre de Driss Chraïbi a secoué la littérature maghrébine de langue française. Écrit à la veille de l’indépendance et longtemps censuré, "Le Passé simple", véritable réquisitoire contre la société traditionnelle, lui valut les plus violentes attaques.
Dès 1956, Chraïbi s’attaque au problème de l’émigration dans un roman toujours d’actualité : "Les Boucs". Son oeuvre est marquée par un humour rare et une écriture vigoureuse, impertinente, ironique et essentiellement narrative.
Ses derniers romans sont traversés par une teinte de mysticisme où la recherche de valeurs spirituelles sont évidentes à travers le passé islamique.
Raphaël Confiant, portrait d'une île
“Je suis né au Lorrain, dans le Nord de la Martinique. Mon âme, mes rêves, sont constamment nourris par cette région. Je suis l’homme de la pluie, de l’humidité, des rouleaux dans la mer. Je ne suis pas proche du sable blanc. Mais tout homme à deux vies. Aussi, j’habite dans le Sud, sur la montagne du Vauclin, un lieu étrange, volcanique et chargé d’histoires”.
C’est ainsi que se présente Raphaël Confiant, auteur d’une oeuvre métissée et foisonnante, plusieurs fois récompensée. De 1979 à 1987, il écrit de nombreux romans en langue créole ainsi qu’un recueil de poèmes mais c’est avec Le nègre et l’amiral, pour lequel il obtient le Prix Antigone en 1988, qu’il écrit désormais en français.Mona Makki et Dominique Gallet ont retrouvé Raphaël Confiant dans son île.
Ils nous tracent un portrait chaleureux de cet écrivain, poète et professeur de linguistique créole dans l’enseignement supérieur, également membre fondateur, depuis 1982, (avec Patrick Chamoiseau, entre autres), d’ANTILLA, hebdomadaire d’informations générales diffusé aux Antilles et en Guyane Françaises.




